La Chambre des représentants et la Fondation Westminster pour la démocratie (WFD) ont signé, jeudi, une convention de partenariat d’une durée de cinq ans, en vertu de laquelle les deux parties s’engagent à poursuivre leur coopération et leur partenariat, lancés en 2011 et renouvelés conformément aux accords et mémorandums d’entente conclus en 2012, 2016 et 2021.
A cette occasion, le directeur exécutif de la WFD, Anthony Smith, a salué les réformes majeures accomplies par le Royaume du Maroc dans divers domaines, ajoutant que « le Maroc réalise des progrès importants sur la voie de la consolidation de ses institutions démocratiques et de la mise en oeuvre des réformes visant à consacrer l’inclusion, la transparence et la bonne gouvernance ».
« Nous sommes fiers que notre partenariat ait accompagné plusieurs de ces mutations et nous aspirons à poursuivre ce processus ensemble », a affirmé M. Smith, cité par un communiqué de la Chambre des représentants.
Il a également mis en exergue le rôle régional et continental que joue la Chambre des représentants en matière de consécration des valeurs d’ouverture, d’implication des citoyens dans l’action parlementaire et de renforcement de la place des femmes au sein des institutions.
La Chambre des représentants jouit aujourd’hui d’une large reconnaissance en tant que l’un des parlements ouverts dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique, et compte parmi les principaux soutiens de l’Initiative du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (OGP), a-t-il noté, soulignant le rôle de la Chambre dans le lancement du Réseau africain des parlements ouverts en juin 2026.
Il a estimé que « cette initiative est de nature à renforcer la coopération et l’échange mutuel entre les parlements africains, comme elle consacrera la place du Maroc en tant qu’acteur régional pionnier dans le domaine de l’ouverture parlementaire et de l’innovation démocratique ».
M. Smith a insisté sur l’importance stratégique de la coopération entre la Chambre des représentants et la WFD, notant que ce partenariat a porté sur les attributions et les fonctions des parlements, l’adhésion des citoyens, en particulier des jeunes et des femmes, à l’action politique et institutionnelle, ainsi que sur la modernisation de l’administration parlementaire.
Ce partenariat, couronné de succès, « repose sur la confiance mutuelle, les valeurs communes et l’engagement ferme au service des citoyennes et des citoyens », a-t-il rappelé, faisant remarquer que le mémorandum d’entente signé n’est pas « un simple renouvellement d’un accord existant, mais traduit un engagement renouvelé en faveur de notre vision commune pour un parlement efficace, ouvert, inclusif et capable de répondre aux besoins des citoyens ».
M. Smith a également mis en avant les réalisations accomplies par le Maroc en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et ses efforts pour la lutte contre les violences faites aux femmes.
En sa qualité de membre fondateur de l’Alliance mondiale pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles, lancée par le Royaume-Uni, le Maroc a réaffirmé son engagement à promouvoir les droits des femmes et à réaliser l’égalité des sexes, a-t-il ajouté.
En vertu du mémorandum d’entente signé, la Chambre des représentants et la WFD ont convenu de coopérer pour renforcer l’ouverture de la Chambre des représentants en prenant en considération les critères de l’OGP.
Les deux parties s’engagent, de même, à œuvrer en vue d’établir des ponts de coopération entre la Chambre et les organisations de la société civile, de continuer à renforcer le leadership politique des femmes parlementaires et de mettre à contribution l’intelligence artificielle dans l’action parlementaire, y compris en matière d’évaluation des politiques publiques dans le respect des lois nationales y afférentes, la sécurité législative et la sécurité juridique lors de l’élaboration et de l’adoption des lois, outre le suivi des impacts des politiques publiques et des lois et leur évaluation par la Chambre.
Le partenariat entre la Chambre des représentants et WFD pendant une durée de 15 ans, a donné lieu à des résultats importants en termes d’échange et de dialogue parlementaire, ainsi qu’en matière de coopération sur des questions se rapportant aux prérogatives et fonctions des parlements, à la formation, à l’ouverture, à la communication et à la démocratie participative, rappelle le communiqué.
Les programmes de coopération entre les deux parties ont été couronnés par la publication de guides pratiques couvrant les attributions des parlements et répondant aux nouvelles exigences et aux enjeux de la démocratie du 21ème siècle, lesquels documents enrichissent aujourd’hui la bibliothèque et la recherche parlementaires internationales, conclut le communiqué.
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