La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation ont signé, mardi à Casablanca, une convention-cadre destinée à renforcer durablement les liens entre l’université et l’entreprise.
Paraphé par le ministre Azzedine El Midaoui et le président de la CGEM, Chakib Alj, l’accord vise à mieux aligner les formations universitaires sur les besoins réels de l’économie nationale, dans un contexte marqué par l’accélération des mutations technologiques et la montée des exigences en matière de compétitivité.
Pour la CGEM, l’enjeu est clair : transformer le potentiel du capital humain marocain — près de 1,1 million d’étudiants, plus de 150.000 diplômés et environ 11.000 ingénieurs formés chaque année — en compétences directement mobilisables au service de la croissance. Si des passerelles existent déjà entre universités et entreprises, elles demeurent souvent ponctuelles et insuffisamment structurées. L’ambition affichée est désormais de changer d’échelle.
Le partenariat prévoit notamment une meilleure identification des besoins sectoriels en compétences, l’actualisation continue des programmes de formation, le développement des stages et de l’alternance, ainsi qu’un renforcement des synergies en matière de recherche et d’innovation. Les fédérations sectorielles et les antennes régionales de la CGEM seront mobilisées pour ancrer cette coopération au plus près des territoires.
Du côté du ministère, l’accord s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer l’adéquation entre formation et emploi, considérée comme un levier essentiel pour l’insertion professionnelle des diplômés et le soutien au développement national. Les autorités insistent sur le caractère opérationnel de cette convention, appelée à se traduire par des mécanismes concrets et un engagement coordonné de l’ensemble des acteurs concernés.
Au-delà des intentions, l’objectif est d’institutionnaliser une collaboration pérenne entre le monde académique et le tissu économique, en passant d’initiatives isolées à un partenariat structuré. L’enjeu : bâtir un écosystème intégré capable de renforcer durablement l’employabilité des jeunes et la compétitivité de l’économie marocaine.
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