La troisième édition de la « Fête du cinéma » s’est ouverte mercredi soir à Casablanca avec la projection du film « Les Baronnes », du réalisateur belgo-marocain Nabil Ben Yadir, sorti le même jour dans les salles de cinéma du Royaume.
Prévu jusqu’au 13 septembre, cette manifestation réunit distributeurs, exploitants et professionnels de l’industrie cinématographique autour d’une ambition commune : favoriser l’accès du public aux salles, dynamiser la fréquentation et célébrer la vitalité du septième art au Maroc, a indiqué l’agence de presse MAP.
Tout au long du festival, familles, étudiants, cinéphiles comme néophytes pourront découvrir l’ensemble des films à l’affiche dans les multiplexes partenaires à travers le Royaume, au tarif unique de 30 DH la séance.
Selon les organisateurs, la Fête du cinéma entend, après le succès des deux précédentes éditions, consolider son ancrage dans le paysage culturel national et réaffirmer le rôle de la salle de cinéma en tant qu’espace de transmission culturelle et de partage d’émotions collectives.
Film d’ouverture de cette troisième édition, « Les Baronnes » intervient quinze ans après « Les Barons ». Nabil Ben Yadir y inverse les perspectives et donne cette fois la parole aux femmes à travers une comédie sociale à la fois incisive et touchante.
Co-réalisé avec Mokhtaria Badaoui, le film dresse le portrait de mères et de filles issues de la diversité, déterminées à réinventer leur destin. Il réunit notamment Saadia Bentaieb, Rachida Riahi, Rachida Boughanem, Halima Amrani et Sanya Sridi.
Pour Jamal Mehyaoui, directeur de la communication de Megarama Maroc et porte-parole du festival, cette nouvelle édition constitue une occasion de renforcer le lien entre le public et les salles de cinéma et de faire de cet événement un véritable rendez-vous populaire autour du septième art.
« L’objectif est de permettre à tous les publics de retrouver le plaisir de la salle et de vivre ensemble l’expérience du grand écran », a-t-il souligné dans une déclaration à la presse. De son côté, Nabil Ben Yadir a expliqué avoir voulu porter, avec « Les Baronnes », un autre regard sur les personnages féminins et leurs réalités.
« Avec Les Baronnes, nous avons voulu raconter ces femmes avec leurs forces, leurs fragilités et leurs contradictions, mais surtout leur capacité à prendre leur destin en main », a affirmé le réalisateur, dans une déclaration similaire.
Pour Mokhtaria Badaoui, la co-réalisation avec son fils constitue une expérience à la fois artistique et humaine, nourrie par la complémentarité de leurs regards.
« Faire ce film avec mon fils a été une expérience exceptionnelle. Nos différences de regards ont nourri le projet et renforcé notre envie commune de raconter des femmes qui cherchent leur propre chemin », a-t-elle souligné.
À travers une tarification accessible et une programmation ouverte au plus grand nombre, la Fête du cinéma ambitionne de renforcer la place du cinéma dans le quotidien des citoyens et de contribuer à la dynamique du secteur cinématographique national.
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