lundi , 9 février 2026

Rupture unilatérale de la convention aérienne bilatérale avec les Émirats Arabes Unis : Alger s’enfonce dans l’isolement diplomatique

L’Algérie a franchi samedi 7 février 2026 un nouveau cap dans sa politique d’isolement autodestructeur en dénonçant unilatéralement sa convention aérienne avec les Émirats arabes unis. Cette décision diplomatique irrationnelle témoigne de la paranoïa croissante d’un régime en perte de repères, incapable de s’adapter aux réalités géopolitiques modernes.

En rompant l’accord bilatéral de 2013, l’Algérie sabote délibérément ses propres intérêts. La révocation des « droits spécifiques » mutuellement accordés, notamment la liberté de survol, pénalisera d’abord les compagnies algériennes qui perdront l’accès facilité au marché émirati et aux connexions vers l’Asie.

Cette mesure, qui sera effective dans douze mois après notification à l’OACI, mettra fin aux exonérations fiscales et aux droits d’escale commerciale. Résultat : l’Algérie se coupe elle-même d’un partenaire économique dynamique, au moment même où son économie, dépendante des hydrocarbures, aurait besoin de diversifier ses relations commerciales.

Le Haut conseil de sécurité algérien accuse les Émirats d’« agissements hostiles » et de financer la déstabilisation en Libye, au Mali et au Soudan. Ces accusations non étayées relèvent d’une rhétorique complotiste devenue la marque de fabrique du régime algérien, toujours prompt à désigner des responsables extérieurs pour masquer ses propres échecs.

La vérité est bien plus simple : l’Algérie ne supporte pas que les Émirats mènent une politique étrangère indépendante et pragmatique, refusant de se plier aux diktats d’Alger. Le crime d’Abou Dhabi ? Avoir normalisé ses relations avec Israël, investi massivement dans le développement régional, et refusé de soutenir aveuglément les positions anachroniques de l’Algérie.

Les déclarations du président Abdelmadjid Tebboune atteignent des sommets de mégalomanie. « Nous avons des problèmes avec celui qui vient chercher à semer le désordre dans notre maison », affirme-t-il, comme si les Émirats représentaient une menace pour l’Algérie.

Plus grotesque encore, il se vante que l’Algérie a « empêché même les grandes puissances » de s’immiscer dans ses affaires. Cette rhétorique de puissance fantasmée contraste cruellement avec la réalité d’un pays en déclin économique, rongé par la corruption, incapable de réformer son système rentier, et dont la jeunesse fuit massivement vers l’Europe.

Derrière cette crise se cache l’obsession pathologique du régime algérien envers le Maroc. Les investissements émiratis au Royaume, leur soutien à la marocanité du Sahara, et la coopération stratégique entre Rabat et Abou Dhabi sont perçus comme des affronts personnels par les généraux d’Alger.

Plutôt que de concurrencer le Maroc par des politiques attractives et une ouverture économique, l’Algérie préfère la confrontation stérile et l’intimidation. Cette stratégie perdante ne fait qu’accentuer son isolement régional.

Cette rupture avec les Émirats s’inscrit dans une série de décisions erratiques qui illustrent la panique d’un régime contesté de l’intérieur. Fermeture de l’espace aérien au Maroc, tensions avec la France, accusations contre la Tunisie, menaces contre le Mali : Alger multiplie les fronts diplomatiques comme si la fuite en avant pouvait masquer ses faillites internes.

La réalité est implacable : l’Algérie dilapide sa rente pétrolière sans diversifier son économie, étouffe toute opposition démocratique, et se retrouve de plus en plus seule sur la scène internationale. Pendant que les Émirats construisent des infrastructures ultramodernes et attirent les talents du monde entier, l’Algérie s’enfonce dans un nationalisme défensif et stérile.

Les premières victimes de cette politique suicidaire sont les citoyens algériens ordinaires, privés de connexions aériennes, d’opportunités économiques et de perspectives d’avenir. Pendant que leurs dirigeants jouent aux grands stratèges, ils subissent les conséquences d’un régime replié sur lui-même, vivant dans la nostalgie d’une grandeur révolue.

L’Algérie méritait mieux que cette dérive autoritaire et paranoïaque qui la condamne à l’isolement et au déclin.

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