mardi , 3 février 2026

Affaire du journaliste français Christophe Gleizes : L’Algérie persiste dans une détention arbitraire malgré la pression internationale

L’affaire Christophe Gleizes prend une tournure de plus en plus préoccupante et jette une lumière crue sur les pratiques du régime algérien en matière de libertés fondamentales. Lundi 2 février 2026, la famille du journaliste français a enfin pu lui rendre visite, trois jours après son transfert vers une prison située près d’Alger. Cette autorisation, accordée au compte-gouttes, intervient après des semaines d’incertitude et d’angoisse pour les proches d’un homme dont le seul tort semble être d’avoir exercé son métier de journaliste.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en déplacement dans le Lot-et-Garonne, région d’origine du détenu, a confirmé cette rencontre familiale tout en maintenant la pression diplomatique sur Alger. « Nous exigeons la libération immédiate de Christophe Gleizes, nous nous mobilisons sans relâche en lien étroit avec sa famille, qui traverse cette épreuve avec une grande dignité que je salue », a-t-il déclaré, témoignant de la détermination française face à ce qu’elle considère comme une détention arbitraire.

Cette affaire illustre parfaitement les contradictions d’un pouvoir algérien qui prétend défendre la souveraineté tout en piétinant les droits les plus élémentaires. Détenir un journaliste sans justification transparente, limiter drastiquement ses contacts avec l’extérieur, puis accorder parcimonieusement une visite familiale comme s’il s’agissait d’une faveur : voilà le visage d’un système qui fonctionne selon une logique d’intimidation et d’opacité.

Le régime algérien a fait de la répression médiatique une habitude, muselant systématiquement toute voix critique, qu’elle soit locale ou étrangère. Les journalistes algériens eux-mêmes connaissent trop bien le prix de l’indépendance professionnelle dans leur pays. Que dire alors d’un reporter international qui ose documenter des réalités que le pouvoir préférerait garder dans l’ombre ?

La communauté internationale observe avec une inquiétude grandissante cette dérive autoritaire. Tandis que certains pays de la région progressent vers plus de transparence et d’ouverture, l’Algérie semble s’enfoncer dans une logique de fermeture et de contrôle absolu de l’information. Cette posture nuit non seulement à son image internationale, mais compromet également toute perspective de développement démocratique véritable.

La dignité affichée par la famille de Christophe Gleizes, saluée par le ministre Barrot, contraste cruellement avec l’acharnement d’un régime qui refuse de répondre aux appels répétés à la libération du journaliste.

Cette affaire devrait servir d’avertissement à tous ceux qui croient encore aux promesses d’ouverture du régime algérien. Les faits parlent d’eux-mêmes : un journaliste détenu, une famille inquiète, une communauté internationale qui réclame des explications, et un pouvoir qui reste sourd à toute interpellation. Le silence d’Alger en dit long sur ses véritables intentions en matière de libertés publiques.

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