Intolérance au gluten: L’AMIAG organise une journée de sensibilisation à la maladie cœliaque le 10 février à Casablanca

Intolérance au gluten: L’AMIAG organise une journée de sensibilisation à la maladie cœliaque le 10 février à Casablanca

L’Association Marocaine des Intolérants et Allergiques au Gluten (AMIAG) organise, le 10 février 2024, une journée de sensibilisation à la maladie cœliaque. Cet événement sera placé sous le thème:  » La Maladie Cœliaque et son Régime Sans Gluten à vie  » et se tiendra au Théâtre du Complexe Culturel Sidi Belyout, à Casablanca.

La manifestation sera présidée par M. Aziz Daouda qui animera notamment un grand débat avec le public et la presse, indique un communiqué des organisateurs qui rappelle que M. Aziz Daouda, personnalité très connue au Maroc et bien au-delà, est le Directeur Technique et du Développement de la Confédération Africaine d’Athlétisme.

La maladie cœliaque ou intolérance au gluten est une pathologie auto-immune chronique, qui touche les intestins, suite à l’ingestion de gluten. Le diagnostic de ce trouble est souvent difficile et tardif.  Il n’existe toujours pas de traitement curatif et sa seule résolution réside dans l’exclusion de tout gluten de l’alimentation générale, explique le communiqué.

La même source précise que cette affection fait partie des maladies auto-immunes, qui regroupent un ensemble de maladies – près d’une centaine – dues à une attaque de notre système immunitaire contre des éléments de notre organisme: en somme, un processus d’auto-destruction.

Dans le cas de la maladie cœliaque, il s’agit plus précisément d’une intolérance (et non d’une allergie) à un composant du gluten, la gliadine (ensemble de protéines constituant les farines de certaines céréales, dont le blé, le seigle, l’orge, l’avoine).

Le malade présente à la base une prédisposition génétique de type HLA et son organisme va produire des anticorps qui vont attaquer la muqueuse des villosités intestinales.

La maladie cœliaque (MC) est donc une maladie auto-immune, plutôt féminine, où le système immunitaire attaque la paroi de l’intestin grêle induisant des dommages et des troubles très divers dans l’absorption du fer, du calcium, et des vitamines et de multiples autres complications, soutiennent les organisateurs.

La MC est difficile à diagnostiquer à cause de ses multiples manifestations, peu claires et déroutantes, soulignent les spécialistes. D’une affection de nourrissons et d’enfants en bas âge et dont les signes typiques se limitent à l’appareil digestif (diarrhées, vomissements, état irritable, cassure de la croissance), la maladie cœliaque est devenue ces dernières décennies une pathologie de l’adolescent et de l’adulte et dont les manifestations sont très étendues.

Des douleurs articulaires, une ostéoporose, des anémies, des fausses couches à répétition, des aphtes buccaux, une dermatite ou même encore des maux de tête, une fatigue chronique, une anxiété, une dépression …constituent le large spectre clinique de la maladie. Elle peut d’ailleurs rester plus ou moins « silencieuse » pendant des années tout en poursuivant un travail de destruction sur l’intestin et d’autres organes, affirme le communiqué.

De ce fait, la maladie cœliaque chez l’adulte est bien souvent découverte au stade de complications. On estime souvent d’ailleurs que le délai de sa mise en évidence est de 13 ans et que, pour chaque cas détecté, en particulier chez l’adulte, 8 resteraient ignorés.

« Le diagnostic de la maladie cœliaque repose sur la recherche de substances particulières, responsables d’attaques sur l’organisme et appelées auto-anticorps (les anti-transglutaminases) et sur la découverte d’une atrophie des replis de la paroi intestinale (les villosités) après la réalisation d’une biopsie duodénale. Les complications de la maladie cœliaque peuvent entraîner des cancers intestinaux, de l’œsophage, des lymphomes, ulcères intestinaux, ou ostéoporose», indique le Dr Khadija Moussayer, spécialiste en Médecine interne et en gériatrie en libéral à Casablanca, Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) et Vice-présidente de l’AMIAG.

Mais qu’en est-il du régime de cette pathologie?

« L’application de ce régime contraignant et coûteux demeure toujours difficile en temps ordinaire du fait de l’absence d’un étiquetage obligatoire sur la présence du gluten dans certains pays comme le Maroc (à la différence de la France), alors que ce nutriment est présent dans la plupart de produits très divers (pain, farines, pâtisserie, pâtes, charcuterie…) et souvent insoupçonnés (médicaments, rouge à lèvres, dentifrice, colle, bonbons, sauce à salade, plats cuisinés…) », déplore la spécialiste.

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