mardi , 25 juin 2024

De nouveaux signataires de cinq nouveaux pays de « L’Appel de Tanger » pour l’expulsion de la pseudo « Rasd » de l’UA

Lors d’une réunion de suivi de « l’Appel de Tanger », organisée en marge du Forum MEDays, des anciens ministres africains des Affaires étrangères de cinq nouveaux pays africains ont procédé à la signature de cet « L’Appel de Tanger », initié le 4 novembre 2022 à Tanger, pour l’expulsion de la pseudo « Rasd » de l’Union africaine (UA).  Il s’agit de MM. David J. Francis, d’Urbino Botelho, d’Ezechiel Nibigira, d’Albert Mabri Toikeusse et de Cheikh Tidiane Gadio, respectivement ancien chef de la diplomatie de la Sierra Leone, de Sao Tomé et Principé, du Burundi, de Côte d’Ivoire et du Sénégal, initiateur des tables rondes régionales sur le sujet de l’expulsion de la pseudo « rasd » de l’Union Africaine. Cela porte à 23 le nombre des signataires de « l’Appel de Tanger » depuis son lancement il y a un an. A cette occasion, les signataires de « l’Appel de Tanger » se sont félicités de l’impact continental et de la dynamique suscités par cette initiative et ont exprimé leur volonté de les renforcer davantage tout en réitérant leur engagement à continuer à œuvrer pour « l’exclusion urgente » de la pseudo « rasd », une entité non-étatique, des rangs de l’Union Africaine. L’engagement croissant en Afrique en faveur de la marocanité du Sahara a été également salué par les signataires, qui ont souligné que la multiplication des consulats généraux à Dakhla et Laâyoune témoigne de la vitalité du dialogue panafricain et de la volonté commune de surmonter les divisions, héritées d’une époque révolue, pour bâtir un avenir prospère en Afrique. Par ailleurs, les participants à la première édition du Blue Africa Summit, tenue les 16 et 17 novembre à Tanger, ont salué « l’engagement océanique fort » de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Dans la Déclaration de Tanger ayant sanctionné les travaux de ce sommet, organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi, pour la première fois sur le continent africain, ils ont recommandé aux Etats de la façade atlantique africaine de « rejoindre l’initiative du Maroc d’une coalition de pays solidaires ».

Ils ont aussi appelé l’ensemble des autorités nationales et locales du continent africain à développer des plans ou stratégies de développement durable de leurs littoraux et zones exclusives économiques, à soutenir la création de plans d’espace maritime à l’échelle nationale et internationale pour développer une économie bleue durable et à promouvoir, entre autres, la protection de ces espaces et de leur précieuse biodiversité à hauteur de 30% d’ici 2030.

Les participants à ce sommet, initié par l’Académie du Royaume du Maroc et la Saison Bleue, ont recommandé aux entrepreneurs maritimes de développer des modèles économiques durables prenant en compte le bien-être des populations côtières, tout en invitant les Etats à encourager les initiatives, comme celle de la Grande Muraille Bleue ou les corridors maritimes croisant l’expertise scientifique, l’engagement des citoyens et le développement aux fins de la protection de l’Océan, bien commun.

Ils ont également appelé les pays du continent et les partenaires internationaux, reconnaissant le leadership de l’Union des Comores en sa qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, à rejoindre le Panel Africain de Chefs d’Etat pour le développement d’une économie bleue régénératrice, créé lors du Africa Climate Summit.

Les participants, qui ont insisté sur l’impératif de porter la voix des femmes et de la jeunesse dans toutes les activités, les enceintes et négociations, ont formulé le souhait de faire entendre la voix de l’Afrique plus fortement encore dans toutes les enceintes internationales, les prochains rendez-vous océaniques du continent, ainsi que dans les négociations actuelles et à venir sur les sujets concernant la production de plastique, l’interdiction des subventions à la pêche illégale ou à la surpêche et l’exploitation des grands fonds marins.

Ils ont, en outre, invité les Etats africains à ratifier au plus vite les accords dits BBNJ, afin de pouvoir permettre, entre autres, le développement d’aires marines protégées, ainsi que les organisateurs de la prochaine conférence Océan des Nations Unies (UNOC 3), prévue à Nice en juin 2025 sous la coprésidence de la France et du Costa-Rica, à prendre en compte le développement maritime du continent africain et ce, en encourageant pendant l’année 2024 une consultation nationale et internationale, en lien étroit avec l’Union Africaine.

Cette reconnaissance de l’océanité africaine passe évidemment par le développement d’infrastructures côtières, portuaires, de flottes de pêche et de commerce qui permettront aux Etats et aux populations de disposer du bénéfice de leurs propres ressources commerciales, halieutiques, marines, génétiques et énergétiques, ont-ils indiqué.

Cet événement a été rehaussé par la présence de hauts représentants des Nations Unies, de l’Union Européenne et d’autres organisations représentatives des Nations maritimes.

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