Le rôle important que jouent les chambres hautes des Parlements dans la consolidation de la démocratie, ainsi que leur contribution majeure au maintien de la paix à l’échelle du continent, ont été salués, mercredi à Rabat, par les représentants des Sénats africains.
Intervenant à l’ouverture des travaux de la conférence annuelle de l’Association des Sénats d’Afrique, organisée sous le thème « Contribution des chambres hautes des Parlements à la consolidation de la démocratie et à la préservation de la paix en Afrique », les représentants de ces instances ont mis en avant l’importance de ce rendez-vous annuel dans le renforcement de la coopération et de la concertation entre les chambres hautes africaines, à même de garantir leur contribution effective à l’ancrage de la démocratie, au maintien de la paix et à la promotion de la gouvernance institutionnelle sur le continent.
Cet événement parlementaire devrait également permettre aux participants de « mieux appréhender le rôle constitutionnel et politique des chambres hautes dans l’État de droit, de consolider les fondements des institutions démocratiques, ainsi que d’échanger visions et expériences sur les mécanismes parlementaires à même de prévenir et de gérer les crises », ont-ils souligné.
Les intervenants ont, en outre, relevé que cette conférence permet de partager les meilleures pratiques en matière de médiation, de diplomatie parlementaire et de renforcement de la cohésion sociale, tout en consolidant les liens de solidarité et de coopération entre les Sénats africains.
Cette conférence, ont-ils poursuivi, se tient dans un contexte mondial délicat et complexe, marqué par l’imbrication des défis sécuritaires et économiques et l’enchevêtrement des crises régionales et internationales, soulignant que cette réalité « nous impose, en tant que parlementaires et dirigeants politiques africains, une responsabilité accrue qui ne se limite pas à la tenue de sessions ou à l’adoption de recommandations, mais implique la construction d’une vision africaine commune et d’une action parlementaire efficace contribuant à la préservation de la paix et à la protection de nos États contre les répercussions de crises désormais sans frontières ».
Ils ont, à cet égard, souligné la richesse de l’expérience du processus démocratique en Afrique, marquée par une accumulation de défis et de réalisations, ce qui met en évidence « le rôle central des parlementaires africains, non seulement pour documenter cette expérience, mais aussi pour la consolider à travers un mécanisme efficace, à savoir l’échange d’expertises législatives (…) ».
Dans le même contexte, les participants ont souligné que la paix constitue une condition indispensable au renforcement de la démocratie en Afrique, les conflits armés s’érigeant en obstacle majeur à la pratique démocratique.
Les pays africains, ont-ils indiqué, sont aujourd’hui appelés à relever plusieurs défis majeurs, notamment le renforcement de la gouvernance, la promotion du développement durable et la réalisation d’une intégration africaine globale et cohérente, précisant que le principal enjeu demeure la consolidation de la démocratie et la préservation de la paix, ce qui reflète le rôle fondamental des parlements africains en la matière.
Et de conclure que les Sénats africains occupent une place unique et stratégique, en ce sens qu’ils ne sont pas seulement des organes législatifs, mais également des forces de stabilité au sein de l’architecture démocratique, garantissant équilibre, continuité et vision globale, notamment en période d’instabilité politique.
Les travaux de cette conférence de deux jours, marquée par la participation des présidents de 25 chambres hautes des Parlements africains ou de leurs représentants, seront couronnés par l’adoption de la Déclaration de Rabat, consacrant les engagements communs des Sénats africains en faveur de la démocratie, de la paix et de la stabilité.
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