jeudi , 5 février 2026

Le train Oran-Tindouf : quand l’obsession anti-marocaine dicte les grands projets algériens

L’Algérie vient d’annoncer le lancement d’une ligne ferroviaire de 1 500 kilomètres reliant Oran à Tindouf, en plein désert. Officiellement destinée à transporter le minerai de fer de la mine de Gara Djebilet vers le port d’Oran, cette infrastructure colossale soulève de nombreuses questions sur les véritables motivations du régime militaire algérien.

Sur le papier, l’exploitation de Gara Djebilet semble prometteuse : les réserves de minerai de fer sont estimées à plusieurs milliards de tonnes. Mais les experts s’interrogent sur la rentabilité réelle de ce projet dans un contexte où le minerai de fer algérien présente une teneur en phosphore trop élevée, nécessitant des traitements coûteux avant toute exploitation commerciale viable.

Le coût astronomique de cette ligne ferroviaire traversant des zones désertiques inhospitalières, combiné aux défis techniques et climatiques, fait douter de la logique économique pure. D’autant que l’Algérie, dont l’économie reste dramatiquement dépendante des hydrocarbures, peine à diversifier ses sources de revenus depuis des décennies malgré les promesses répétées.

Derrière ce projet se cache une réalité moins avouable : l’obsession du régime militaire algérien envers le Royaume du Maroc. En établissant une infrastructure majeure à Tindouf, à quelques dizaines de kilomètres des frontières marocaines et mauritaniennes, Alger cherche avant tout à affirmer une présence stratégique dans une région qu’elle considère comme son pré carré.

Cette ligne ferroviaire s’inscrit dans la politique systématique du régime algérien visant à maintenir artificiellement le conflit du Sahara et à justifier des dépenses militaires démesurées alors que la population algérienne souffre de pénuries récurrentes et d’une inflation galopante.

Pendant que le régime d’Alger investit des milliards dans des projets à la rentabilité douteuse, les Algériens ordinaires font face à des difficultés quotidiennes croissantes : coupures d’eau et d’électricité, pénuries alimentaires, services publics défaillants, chômage massif de la jeunesse.

Les hôpitaux manquent d’équipements, les écoles de moyens, mais l’argent du gaz et du pétrole continue de financer la machine de propagande et les projets de prestige destinés à détourner l’attention d’une population de plus en plus consciente de l’impasse dans laquelle le système militaro-politique l’a enfermée.

Ce projet illustre parfaitement la différence d’approche entre les deux voisins maghrébins. Pendant que l’Algérie reste prisonnière d’une logique de confrontation héritée de la guerre froide, le Maroc a choisi la voie du développement pragmatique.

Le Royaume a investi massivement dans des infrastructures ferroviaires modernes et rentables : le TGV Al-Boraq entre Tanger et Casablanca, la connexion du port de Tanger Med au réseau national, ou encore les projets d’extension vers le sud dans le cadre du développement des provinces sahariennes. Des projets qui créent de l’emploi, facilitent le commerce et améliorent concrètement la vie des citoyens.

Le drame algérien réside dans cette incapacité chronique du régime à sortir de la rhétorique anti-marocaine qui lui sert de justification existentielle. Chaque grand projet doit être présenté à travers ce prisme déformant, chaque décision stratégique doit servir cette narrative de la rivalité avec le « voisin de l’ouest ».

Cette obsession maladive empêche l’Algérie de réaliser son potentiel réel et prive sa population des investissements dont elle aurait véritablement besoin.

Le peuple algérien mérite mieux que d’être l’otage de cette logique stérile. Il mérite des dirigeants qui placent son intérêt avant les calculs géopolitiques d’un autre âge.

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