jeudi , 3 avril 2025

Soulaimane Raissouni : Quand la provocation tient lieu de défense !

Dans le paysage médiatique marocain, Soulaimane Raissouni incarne une figure troublante, dont la trajectoire est marquée par des épisodes troublants de manipulation et de déni.

Son cas illustre parfaitement comment un individu peut utiliser la provocation comme stratégie de défense. Prenons l’exemple de son comportement envers Hanane Rihhab, une journaliste qu’il a systématiquement diffamée. Sans aucun scrupule éthique, il a transformé son nom en une insulte qu’il répétait sans vergogne dans ses publications, démontrant une agressivité verbale qui en dit long sur sa personnalité.

Sa condamnation judiciaire pour agression sexuelle contre un jeune homme nommé Adam constitue le point d’orgue de sa trajectoire problématique. Malgré un verdict clair et des preuves accablantes – incluant des enregistrements où il apparaît manifestement embarrassé et cherchant à dissimuler ses actes – Soulaimane Raissouni a constamment tenté de nier la réalité judiciaire.

Sa stratégie de défense est révélatrice : plutôt que d’assumer ses responsabilités, il a multiplié les tentatives de décrédibilisation. Il a tour à tour essayé de mobiliser des instances internationales – le Parlement européen, l’ONU – comme des boucliers contre ses accusations, sans jamais vraiment s’attaquer au fond du problème.

Significativement, alors même qu’il a été condamné pour des faits graves, Raissouni continue de pointer du doigt les autres. Il n’hésite pas à traiter ses contradicteurs avec le dernier des mépris, utilisant un vocabulaire particulièrement agressif envers ceux qui osent remettre en question sa version des faits.

Un détail symbolique mérite d’être souligné : bien que bénéficiant d’une généreuse et rare grâce royale, il persiste à nier l’évidence judiciaire. Cette grâce, qui aurait dû être l’occasion d’une forme de rédemption, est transformée par lui en nouvelle tribune de contestation.

Son parcours professionnel initial – un modeste fonctionnaire territorial aux ambitions démesurées – explique peut-être en partie cette attitude. Passant du statut d’administrateur obscur à celui de personnalité médiatique, Raissouni semble avoir développé un sentiment de toute-puissance qui le pousse à défier systématiquement toute autorité.

Les réseaux sociaux sont devenus son terrain de prédilection, lui permettant de transformer chaque critique en attaque personnelle, chaque accusation en complot. Il incarne cette nouvelle génération d’activistes pour qui la provocation tient lieu de ligne éditoriale et de stratégie de défense.

L’ironie suprême réside dans le fait que celui qui se présente comme un défenseur acharné des libertés supporte si mal la contradiction. Il vilipende sans vergogne ses contradicteurs, mais hurle à l’injustice et à la persécution dès lors qu’on évoque ses propres turpitudes.

Son histoire devient ainsi un cas d’école : comment l’orgueil, le déni et la manipulation peuvent conduire à la chute la plus totale, transformant un journaliste en une caricature de lui-même.

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