L’économie nationale aurait progressé de 4,8% au deuxième trimestre 2026, en variation annuelle, tirée principalement par le renforcement de l’activité agricole, la résilience des services et le maintien d’une demande intérieure dynamique, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
« La prolongation du conflit en Iran au deuxième trimestre 2026 aurait accentué les perturbations de l’économie mondiale, affectant simultanément les chaînes d’approvisionnement et les coûts du transport maritime. Dans cet environnement ne permettant guère d’apport de l’extérieur, la croissance économique nationale aurait fait preuve de résilience, affichant une amélioration de 4,8%, après +4,6% au premier trimestre », indique le HCP dans son récent point de conjoncture relatif à la situation des principaux indicateurs économiques.
Malgré le redressement de l’agroalimentaire et la poursuite de l’affermissement de la filière automobile, la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière aurait quasiment stagné (+0,3%), sous l’effet du repli des industries du textile, de la chimie et de l’électrique, en lien avec l’affaiblissement de la demande extérieure adressée à ces secteurs, fait savoir la même source.
Dans ce contexte, l’agriculture aurait continué son soutien à la croissance, affichant une hausse de 20,5%, en variation annuelle. Les services auraient, également, conservé leur trajectoire ascendante, réalisant une expansion de 4,3%, grâce à la bonne tenue des activités touristiques et du commerce, alors que les activités de la construction auraient amorcé une reprise, après deux trimestres de faibles performances.
Cette résilience de l’économie se serait inscrite dans un contexte de normalisation progressive du cycle d’investissement.
Les dépenses publiques d’infrastructures seraient restées soutenues, mais l’investissement des entreprises aurait légèrement ralenti, sous l’effet du repli des marges consécutif au renchérissement des coûts de production.
Dans ce contexte, la formation brute de capital aurait progressé de 9,4% en variation annuelle, après +10,8% au premier trimestre.
La consommation des ménages se serait, en revanche, renforcée (+4,7%), en dépit de la montée de l’inflation énergétique. Elle aurait été, particulièrement, appuyée par le rétablissement des dépenses liées à l’Aïd Al-Adha par rapport à la même période de 2025, l’amélioration des revenus d’activité, notamment en milieu rural, ainsi que par le renforcement du crédit aux ménages.
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