Les travaux d’une conférence internationale sur le thème « L’Agroécologie pour une agriculture durable et résiliente » (ICASRA 2026) se sont ouverts, mardi à l’École Supérieure de Technologie (EST) de Fquih Ben Salah, avec la participation d’un parterre de chercheurs, d’experts et d’académiciens du Maroc et de l’étranger.
Organisée sur deux jours, cette conférence vise à explorer les perspectives de l’agroécologie et son rôle dans la lutte contre les défis imposés par les changements climatiques, particulièrement en matière de préservation des ressources naturelles et de renforcement de la sécurité alimentaire, a indiqué l’agence de presse MAP.
Cette rencontre scientifique est initiée par l’EST de Fquih Ben Salah, en partenariat avec le Laboratoire d’Ingénierie de l’Environnement, de l’Écologie et de l’Agro-industrie relevant de la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de Béni Mellal, l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Tadla, l’Institut des Techniciens Spécialisés en Agriculture de Fquih Ben Salah, l’Agropole « Oum Er Rbia » et le Groupe OCP, a précisé la même source.
Dans une allocution d’ouverture, le directeur de l’EST de Fquih Ben Salah, Mustapha Rakib, a indiqué que cette conférence se tient à l’aune des défis croissants liés à la rareté de l’eau, à la dégradation des sols et aux pressions accrues sur les ressources naturelles. Il a relevé que la région de Béni Mellal-Khénifra, et en particulier la province de Fquih Ben Salah, incarne à la fois les grandes potentialités de l’agriculture marocaine et les contraintes auxquelles elle fait face en raison des changements climatiques.
Il a expliqué que l’agroécologie s’impose aujourd’hui comme un choix stratégique capable de concilier les exigences de la production agricole avec la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, tout en contribuant à bâtir des systèmes agricoles plus résilients face aux aléas climatiques et à garantir la sécurité alimentaire, a rapporté la MAP.
Pour sa part, la vice-présidente de l’Université Sultan Moulay Slimane (USMS) chargée de la recherche scientifique et de la coopération, Hafida Hanine, a affirmé que le monde traverse une phase décisive qui exige la révision des modèles agricoles traditionnels, estimant que ces derniers ne sont plus à même de répondre aux défis environnementaux et alimentaires actuels. L’agroécologie s’impose comme une voie scientifique et pratique indispensable pour atteindre l’équilibre entre le développement agricole et la protection de l’environnement, a-t-elle insisté, expliquant que cette orientation repose sur les principes de durabilité, de résilience et d’inclusion, en renforçant la flexibilité des systèmes agricoles, en préservant les ressources naturelles et en plaçant les agriculteurs, les savoirs locaux et l’innovation participative au cœur des solutions proposées.
Dans une déclaration à la MAP, le coordinateur de la conférence, Jamal Abdous, a précisé que l’organisation de cette manifestation scientifique intervient en réponse aux mutations que connaît le secteur agricole dans la région de Béni Mellal-Khénifra, se traduisant par la baisse des ressources hydriques et la pression accrue sur les écosystèmes agricoles suite aux changements climatiques.
Il a également relevé que les travaux de la rencontre s’articulent autour de thématiques majeures, dont l’agroécologie et la résilience climatique, la gestion des ressources hydriques, la restauration et la conservation de la fertilité des sols, l’économie circulaire et la valorisation des ressources agricoles.
Cette conférence a pour but d’offrir un espace de dialogue et d’échange d’expertises entre les chercheurs, les professionnels et les décideurs, et d’explorer les moyens d’exploiter les résultats de la recherche scientifique et l’innovation technologique au service du développement agricole durable, en phase avec les défis actuels liés au climat et à la rareté des ressources.
Ce rendez-vous scientifique, dont la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du gouverneur de la province de Fquih Ben Salah, Mohamed Karnachi, aux côtés de plusieurs responsables, chercheurs, experts et professionnels, constitue également une occasion pour consolider la coopération entre les universités, les centres de recherche, les institutions professionnelles et les acteurs économiques.
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