À Nairobi, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a mis en avant le rôle central de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC), qu’elle a présentée comme un cadre structurant d’une vision africaine fondée sur la solidarité, la responsabilité partagée et la valorisation durable des ressources naturelles du continent .
Intervenant lors d’une réunion ministérielle, elle a souligné que les travaux actuels s’inscrivent dans la préparation de deux rendez-vous majeurs : une session des chefs d’État prévue à Nairobi et une table ronde des bailleurs de fonds à Brazzaville, dédiée au financement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.
La ministre a relevé les avancées réalisées, notamment la structuration d’un portefeuille de projets alignés sur les stratégies nationales, le renforcement de la gouvernance et l’engagement accru des partenaires internationaux. Elle a toutefois insisté sur la nécessité de passer à une phase opérationnelle, en transformant les engagements en investissements concrets.
Dans ce contexte, le Fonds Bleu a été présenté comme un instrument innovant illustrant la capacité du continent à concevoir ses propres mécanismes de financement, orientés vers des projets à fort impact et fondés sur la valorisation du capital naturel.
Mme Benali a également évoqué la montée en puissance des initiatives africaines en matière climatique, notamment les stratégies carbone nationales et l’intégration des mécanismes de l’Accord de Paris, soulignant que le marché carbone doit aussi être un levier de justice climatique au bénéfice des populations locales.
Par ailleurs, elle a mis en lumière l’expérience marocaine, marquée par le relèvement de l’ambition climatique à travers la CDN 3.0, visant une réduction des émissions de 53% à l’horizon 2035, appuyée par un portefeuille de projets d’atténuation et d’adaptation.
La ministre a rappelé que cette approche repose sur une logique orientée résultats, combinant performance économique et impact social, tout en intégrant les enjeux climatiques dans la planification budgétaire et territoriale.
Enfin, elle a souligné que l’action climatique du Maroc s’inscrit dans une dynamique de régionalisation avancée, à travers des plans climat territoriaux et régionaux, traduisant une volonté d’ancrer la transition écologique au plus près des réalités locales.
Cette réunion s’inscrit dans un processus visant à mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre des projets prioritaires du Fonds Bleu, instrument clé de la Commission Climat du Bassin du Congo.
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