jeudi , 3 avril 2025

Algérie : la justice muselle la voix de Boualem Sansal, symbole des tensions avec Paris

Le régime algérien a une nouvelle fois démontré son mépris pour la liberté d’expression en requérant, par le truchement du Parquet, 10 ans de prison ferme contre l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. Cette décision, qui intervient dans un contexte de tensions diplomatiques avec la France, révèle la fragilité d’un pouvoir aux abois, incapable de tolérer la moindre critique.

Les accusations portées contre Sansal, âgé de 80 ans, sont aussi vagues qu’inquiétantes : « atteinte à l’intégrité territoriale », « outrage à corps constitué », « pratiques de nature à nuire à l’économie nationale ». Autant de chefs d’accusation qui témoignent de la volonté du régime de faire taire une voix dissidente, connue pour ses critiques acerbes du pouvoir et de l’islamisme.

Le procès de Sansal, qui se déroule dans des conditions opaques, est une parodie de justice. L’écrivain, privé d’un avocat de son choix et de soins médicaux adéquats, est victime d’une détention arbitraire qui rappelle les heures les plus sombres de l’autoritarisme algérien.

Cette affaire intervient dans un contexte de dégradation des relations franco-algériennes, marquée par la reconnaissance par Paris de la marocanité du Sahara. Le régime algérien, qui instrumentalise la justice à des fins politiques, tente de faire pression sur la France en s’attaquant à un symbole de la liberté d’expression.

La condamnation de Boualem Sansal serait une tache indélébile sur le bilan du régime algérien. Elle sonnerait comme un glas pour la liberté d’expression en Algérie, et confirmerait le visage répressif d’un pouvoir aux abois.

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