Deux ex-employées de Julio Iglesias l’accusant de « traite d’êtres humains » et de délits « sexuels » seront prochainement entendues par la justice, une affaire qui ternit l’image du chanteur espagnol de 82 ans, qui prépare sa défense pour faire éclater selon lui la vérité, a rapporté le magazine people Hola! mercredi.
Entre janvier et octobre 2021, cette icône de l’histoire culturelle espagnole « aurait agressé et harcelé sexuellement » Laura et Rebeca (des prénoms d’emprunt), alors âgées de 22 et 28 ans, et leur aurait aussi imposé des conditions de travail abusives, ont expliqué dans deux communiqués similaires Women’s Link Worldwide et Amnesty International, qui accompagnent les deux ex-employées, a affirmé l’agence de presse AFP.
La plainte déposée le 5 janvier par les deux femmes auprès de la justice espagnole relève notamment, précisent les associations, « de faits susceptibles de constituer un délit de traite d’êtres humains en vue d’imposer le travail forcé et la servitude, d’atteintes à la liberté et à l’intégrité sexuelles telles que le harcèlement sexuel, ainsi que d’un délit de coups et blessures et des atteintes aux droits du travail ».
Mardi, des sources judiciaires avaient confirmé à l’AFP le dépôt d’une plainte, sans autre détail.
Lors d’une conférence de presse commune mercredi, Women’s Link Worldwide et Amnesty International ont précisé que les deux plaignantes allaient être prochainement entendues par la justice espagnole, qui leur « a accordé le statut de témoins protégés ».
Le parquet a jusqu’à un an pour mener l’instruction et rendre ses conclusions selon les associations. Le magazine people espagnol Hola! a écrit mercredi s’être entretenu avec Julio Iglesias, selon qui la vérité éclatera et la situation sera clarifiée.
Le média n’a fourni aucune citation directe de l’échange avec le chanteur, qui a dit préparer sa défense avec ses avocats. Son entourage a rejeté les accusations et est sous le choc, toujours selon le magazine.
« D’autres femmes affirmant avoir été employées » par Julio Iglesias ont déjà « pris contact » avec l’association Women’s Link Worldwide, a assuré sa directrice exécutive Jovana Ríos Cisnero, sans vouloir donner plus de détails à ce stade.
Mardi, la télévision américaine Univision et le média en ligne espagnol elDiario.es avaient publié une longue enquête autour des témoignages de Rebeca et Laura, employée de maison et kinésithérapeute du chanteur à l’époque des faits, survenus dans ses résidences de République dominicaine et des Bahamas.
Les deux femmes y assurent notamment avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part du chanteur. L’une d’entre elles décrit aussi aux deux médias des faits pouvant être qualifiés de viols.
Dans le communiqué diffusé par Women’s Link et Amnesty, Rebeca dit avoir témoigné publiquement et déposé plainte pour obtenir « justice » et servir d’exemple aux autres employées du chanteur: « Je veux leur dire d’être fortes, de parler, de se souvenir qu’il n’est pas invincible ».
« Mon objectif est de faire en sorte qu’aucune femme ne subisse plus jamais ce genre de violence de sa part », a justifié pour sa part Laura, l’autre plaignante, qui décrit Julio Iglesias dans l’enquête journalistique comme « un vieux pervers ».
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