La prestigieuse Harvard Kennedy School (HKS), qui abrite 12 centres d’excellence qui influencent les politiques mondiales, a mis en avant mercredi les leviers de la stratégie industrielle du Maroc, axée sur le renforcement des infrastructures publiques et la création de marchés pour développer les secteurs de l’automobile, des batteries, des éoliennes et de l’énergie solaire photovoltaïque.
Dans un article d’analyse publié par son centre de recherche multidisciplinaire « Reimagining the Economy », la HKS relève qu’en 2007 déjà, le Royaume a commencé à investir massivement dans les infrastructures portuaires du port Tanger Med, devenu « le port le plus actif de la Méditerranée », faisant observer que le Maroc a également mis en place un réseau ferroviaire de fret et créé 119 zones industrielles et 7 zones économiques spéciales pour accélérer son développement industriel, a rapporté l’agence de presse MAP.
« Le Maroc a aussi tiré parti de sa proximité avec l’Union européenne (UE) en négociant un accord commercial avec l’Union et en harmonisant ses normes avec celles de l’UE », note le centre de recherche de la HKS, cité par la MAP, précisant que le Royaume a conclu, à ce jour, des accords commerciaux avec plus de 60 pays.
Par ailleurs, l’institution US explique que le Maroc a également renforcé sa coopération avec le secteur privé pour mettre en place des programmes de développement de la main-d’œuvre tout en apportant un soutien à la production par le biais de subventions et d’incitations destinées aux investissements de grande envergure dans le secteur manufacturier.
« Le Royaume s’est, en outre, efforcé de booster les capacités des fournisseurs nationaux et de négocier un taux d’intégration locale d’environ 60% dans le secteur automobile. Il en résulte un système manufacturier national fortement concentré, renforcé par des entreprises multinationales qui ont choisi le Maroc comme base pour exporter leurs produits manufacturés », explique-t-on.
Le centre de recherche relève, en outre, que le Maroc a donné la priorité aux infrastructures publiques afin de faciliter les exportations et soutenir l’intégration de l’industrie nationale.
« Une politique industrielle nécessite la mise en place d’un système permettant l’industrialisation », relève encore l’institution, soulignant que le Maroc démontre que « cela peut se faire de différentes manières ».
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