FLAM : le rôle de l’écrivain dans la société africaine mis en avant à Marrakech

FLAM : le rôle de l’écrivain dans la société africaine mis en avant à Marrakech

Le rôle de l’écrivain dans la société africaine et l’impact de la littérature sur la prise de conscience, ont été au centre des débats, lors d’une conférence tenue, vendredi, dans le cadre de la deuxième édition du Festival du livre africain de Marrakech (FLAM).

Au cours de cette rencontre, les intervenants ont échangé les visions au sujet de la négritude et de l’africanité, en se penchant sur ce que symbolise l’écriture, en tant que miroir des sociétés, reflétant la culture, les valeurs, les préoccupations et les défis.

Selon la romancière franco-marocaine, Yasmine Chami, l’écriture est un exercice très exigeant, subjectif au départ et profondément enraciné sur les plans culturel, géographique et social.

L’écriture permet d’apaiser les tensions, de rapprocher les communautés et de favoriser une meilleure compréhension, a-t-elle relevé, notant que la littérature des pays du Sud met en relief les clivages existants, ainsi que les effets du néolibéralisme et de l’héritage colonial.

De son côté, l’écrivaine, universitaire et peintre ivoirienne, Véronique Tadjo, a expliqué que la négritude, qui se veut un ensemble de caractères culturels propres aux peuples noirs, a permis de promouvoir le panafricanisme et de nourrir le sentiment d’appartenance.

Elle a également indiqué que ses ouvrages reflètent les défis communs auxquels sont confrontés certains pays africains et l’importance du partage de connaissances entre eux, malgré les divergences qui peuvent les opposer.

Pour sa part, le journaliste, écrivain et éditeur angolais de langue portugaise, José Eduardo Agualusa a dit qu’il s’est engagé dans l’écriture « par nécessité » dans le but de mieux comprendre son pays et le rôle qu’il doit y jouer.

Evoquant l’Histoire de son pays, l’écrivain a mis en avant la valeur de la littérature et de la langue dans le processus de lutte pour la libération et l’émancipation des peuples.

Porté par l’association « We Art africains », le Festival du livre africain vise à célébrer la littérature et la culture africaines, offrant l’occasion aux publics de tous âges, de prendre part à l’événement et d’accéder gratuitement à l’ensemble des sites d’accueil, en vue de rapprocher la culture et l’art au public.

Pour cette deuxième édition, la programmation propose des thématiques reflétant l’actualité scientifique et éditoriale de l’Afrique et consacre une place particulière à la réactivation et à la consolidation des mémoires et des liens qui unissent tous les Africains partout où ils se trouvent. Des œuvres musicales et des lectures poétiques figurent également au menu.

Le festival connaît la présence de plusieurs figures de la littérature africaine, tels que José-Eduardo Agualusa (Angola), Leïla Bahsaïn (Maroc), Souleymane Bachir Diagne (Sénégal), Ali Benmakhlouf (Maroc), Sophie Bessis (Tunisie), Siham Bouhlal (Maroc), Yasmine Chami (Maroc), Touhfat Mouhtare (Comores), Fanta Dramé ( Mauritanie) Wilfried N’Sondé (République du Congo), Saad Khiari (Algérie) et Mia Couto (Mozambique).

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