L’humoriste marocain Eko et les artistes du gala arabophone d’ouverture du Marrakech Comedy Festival ont salué, vendredi, une première édition portée par la confiance du public, la vitalité des jeunes talents et une ambiance empreinte de convivialité, d’engagement et de sérénité.
Empli d’un sentiment du devoir accompli, Eko, maître de cérémonie du gala arabophone présenté jeudi soir au Palais des Congrès de Marrakech, a souligné que cette 1ère édition marque un moment particulier « où se construit le lien initial avec le public ».
“Le public nous a accordé sa confiance, et nous l’avons ressentie très fortement”, a-t-il confié à la MAP, estimant que l’accueil réservé au gala a donné la pleine mesure d’un rendez-vous déjà inscrit dans la durée.
Pour Eko, la réussite de cette soirée tient également à l’énergie des jeunes comédiens, à leur performance et à leur envie de donner le meilleur d’eux-mêmes sur scène. D’un ton à la fois réfléchi et enjoué, il a expliqué que la sélection des artistes répond à une logique de rythme, de diversité des styles et d’équilibre scénique, afin de monter un spectacle fluide et homogène.
Karim Debbouze, producteur du festival et cofondateur de l’événement avec Malik Bentalha, a, pour sa part, indiqué que le spectacle d’ouverture s’est déroulé dans une salle comble, avec un public nombreux, « beaucoup de rires” et une atmosphère à la hauteur des attentes.
“Nous sommes très contents. Le gala arabophone était sold-out, les gens ont répondu présent depuis longtemps et les billets étaient réservés depuis plus de deux mois”, a-t-il déclaré à la MAP, ajoutant que “tous les feux sont au vert” pour inscrire ce festival dans la durée.
Le stand-upper marocain Soufiane Figuigui, encore porté par l’adrénaline de son passage, a confié que sa participation représentait une étape importante dans son parcours, mettant en avant la singularité du public de la Cité ocre. “Le public de Marrakech est exceptionnel. Il faut beaucoup réfléchir à ce qu’on lui propose, parce que le rire fait partie de son quotidien”, a-t-il expliqué.
La comédienne et orthophoniste marocaine Ghita Kitane a livré, quant à elle, une lecture sensible de son expérience. Le visage encore traversé par l’émotion de la scène, elle a décrit les instants précédant son entrée comme un moment d’intense concentration, mêlant stress, adrénaline et désir de bien faire.
“Une fois sur scène, on commence à jouer avec le public et à profiter du moment”, a-t-elle confié à la MAP, saluant le travail avec Eko, qu’elle a décrit comme une expérience riche, bienveillante et formatrice.
Quant à l’humoriste Seifeddine Settif, il a salué une expérience “très forte”, marquée par la diversité des styles et un fil conducteur porté par Eko. “Il y avait plusieurs styles, chacun jouait à sa manière, mais un lien rassemblait tous les talents”, a-t-il déclaré à la MAP, estimant que cette variété a permis au public de vivre un spectacle vivant, fluide et sans répétition.
L’artiste marocain Azzedine Fetouhi a évoqué l’ambiance des coulisses, faite de portes ouvertes, de plaisanteries, d’entraide et de circulation libre entre les artistes. Le comédien a résumé cette atmosphère en parlant d’une “vraie famille”, où chacun soutenait l’autre dans le souci de faire réussir la soirée.
Le Marrakech Comedy Festival (4-6 juin) propose une programmation éclectique autour de galas et de spectacles solo, avec spectacle, vendredi, de Nordine Ganso, qui précèdera le gala francophone de Malik Bentalha.
A l’affiche de samedi, un spectacle solo de l’humoriste Yassar et une nouveau Show de Malik Bentalha.
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